Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 13:32

 







Aujourd'hui dimanche 27 septembre nouvelle maison occupée à Montreuil. Le squat quitté il y a quatre mois n'est pas La Clinique... il s'agit d'un autre collectif d'habitation...

ILS INVESTISSENT DANS L'IMMOBILIER INVESTISSONS LEUR MAISONS

C’est la rentrée. Loyers trop chers, squats expulsés
 pendant l’été, fin de bail, appartements minuscules ou délabrés, nombreux sont ceux qui cherchent à se loger, sans en avoir les moyens ou les garanties exigés. Il y a quatre mois, suite à une décision d’expulsion, il nous a fallu quitter la maison que nous habitions sans droit ni titre. Depuis nous vivions à droite à gauche, comme tant d’autres, hébergés chez des amis qui voulaient bien nous faire un brin de place, nos affaires éparpillées un peu partout. Promenades-repérages, à pied en voiture, cercle de recherche de logements, échange de bons plans entre camarades, enquêtes au cadastre : nous cherchions une maison. 


AUJOURD’HUI, NOUS SOMMES CONTENTS DE VOUS ANNONCER QUE NOUS AVONS UNE NOUVELLE MAISON. 


Une maison pour habiter à plusieurs, un espace assez grand pour inviter, un jardin à cultiver, un toit sous lequel dormir, manger, palabrer, conspirer, aimer, crier, projeter et tutti quanti,
 le plus longtemps possible. Une maison pour habiter le monde. Nous avions repéré cette maison, vide depuis un certain temps déjà. Une maison fermée, murée, morte. Elle appartient à Quartz Properties, société immobilière qui possède l’entreprise voisine et des dizaines d’autres terrains à Montreuil, notamment le long des Murs-à-Pêches dont elle a contribué largement à la destruction. Quartz Properties appartient à Proudreed, fond d’investissement spécialisé dans l’immobilier d’entreprise. Proudreedpossède des dizaines d’entreprises comme Quartz Properties, elle-mêmes propriétaires de  centaines de terrains et bâtiments en France. 


Les dirigeants sont bien contents : « 2008 reste une année record pour Proudreed en terme de hausse des revenus locatifs, de valeur de patrimoine, de cashflow et de baisse du taux de
 vacance,  et ce malgré un contexte mondial en crise », pérorent-ils en première page de leur site internet. Et encore: « La seule façon d’être suivi, c’est de courir plus vite que les autres. » Triomphalisme cynique et décomplexé de l’idéologie libérale. 


MAIS L’INDIVIDUALISME NE RÈGNE PAS PARTOUT.

Les pratiques d’entraides et de solidarité n’ont jamais cessé d’exister, d’autant moins alors qu’on organise la précarisation de tous en
 invoquant une crise historique. L’entraide, c’est des grandes choses et des petites choses, un désir de commun qui habite le quotidien. C’est mon voisin qui me prête sa voiture et une île en grève qui trouve à se nourrir tout en bloquant les flux. C’est se regrouper pour veiller sur les enfants quand les crèches sont pleines et c’est abriter un homme sans papiers poursuivi par les flics. Ce sont des ouvriers qui arrêtent le travail pour soutenir leurs collègues licenciés et des habitants qui font du pain pour tout le quartier. C’est se défendre à nombreux contre les institutions de contrôle social ou faire une grande manifestation contre l’occupation policière de la rue. 


Ouvrir une maison dont les propriétaires n’ont aucun usage est un acte simple, modeste. Mais ce que cela implique : l’organisation collective, la solidarité des voisins, le partage des savoirs
 manuels et juridiques, l’autodéfense face aux polices ; ce sont autant de gestes de solidarités qui font rupture avec les logiques de gestion qui isolent, enferment, écrasent. C’est une attention au commun parfois fatiguante mais toujours vitale. Alors on continue… 


À bientôt, dans la rue, ici ou ailleurs.
 


 

Par Dr Cheula - Publié dans : Tracts
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 00:49
Par Dr Cheula - Publié dans : En exil
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 02:58
Par Dr Cheula - Publié dans : En exil
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 22:26

Mais que fait la police ?

Et oui, ma bonne dame, mon bon monsieur, que fait la police ?

Nous sommes bien à Montreuil, vous et moi : Montreuil, Seine-Saint-Denis. Qu’on y habite ou qu’on y passe, on a des yeux pour voir que ça ressemble peu à l’image qu’en donnent les journaux et les politiques. Aucune ville ne saurait ressembler à ces images abruties(-santes), alors j’ai décidé de commencer à décrire ce que c’est, aberrations optiques comprises.

Montreuil, c’est grand, ça fourmille de monde, c’est très complexe et c’est étonnamment tranquille. Sinon, ça ressemble beaucoup aux autres villes où j’ai vécu : l’Etat est partout et son administration nous octroie (ou pas) le droit d’être là, au prix de tous ces comptes à rendre sans cesse en montagnes de paperasse et de justifications d’existence. Il fait régner sa loi, sous l’infinie variété de ses uniformes, pour assurer le maintien d’un ordre réglé par le profit.

\"Lors

Comme partout ailleurs, c’est ça que fait la police.

L’argent est partout, mais pas pour tout le monde, évidemment. Le travail ne manque pour personne - il faut réussir à survivre dans la métropole -, c’est le salaire qui est rare, puisqu’on n’arrive pas à échapper vraiment à toute cette marchandise qui s’étale. Même les besoins les plus primaires, se nourrir, se loger, se déplacer, sont soumis à la propriété que tout l’arsenal répressif sert à protéger.

Comme partout ailleurs, c’est ça que fait la police.

Malgré cela, ici, je connais des gens un peu partout. Ils sont très différents les uns des autres, mais ils me ressemblent plus que ceux des panneaux publicitaires (que l’on trouve en nombre grandissant dans la commune voisine de P., et qui sont blancs, jeunes, actifs...). En général, à leur façon, ils font comme moi : ce qu’ils peuvent. Et ils s’entraident. Ils s’organisent pour ne pas (trop) subir face aux patrons, aux Assedic, aux HLM, aux contrôleurs de tous poils. Souvent, ils travaillent à construire quelque chose qui leur plait : une maison, une crèche, un livre... Parfois, on partage une aversion certaine pour tout ce qui précède, on essaye de comprendre comment s’en débarrasser et quand on trouve une petite idée, on s’empresse de la mettre en oeuvre. Ça non plus, ce n’est pas vraiment une pratique spécifiquement montreuilloise. Ces derniers temps, ça a donné en vrac : des occupations de maisons, de CAF, de tours de la mairie, des manifs, des actes de résistance aux rafles de sans-papiers, de solidarité avec des grévistes, des assemblées, des bouffes, des chansons... et j’en passe...

Mercredi soir, à Montreuil, c’est sur tout cela que la police a tiré au flash-ball. Dans la tête. Ce qui s’est passé ce soir-là arrive dans beaucoup d’autres villes et dans des situations très diverses (manifestation, intimidation des habitants de certains quartiers...). Une fois de plus, parler de bavure serait tout simplement mensonger.

Car elle fait quoi la police, hein ? Qu’est-ce qu’elle fait la police à Montreuil ?

Elle joue au ball-trapp dans les rues de la ville, mon bon monsieur, ça tire sur tout ce qui bouge, sur tout ce qui ne rentre pas dans le rang. Avis aux amateurs de démocratie participative : pour garantir la pérennité de ce beau système, la police républicaine vise à la tête !

Et oui, la police républicaine.

Celle qui fait des auto-temponeuses avec les mobylettes des adolescents - moratoire sur les voitures de police ! -, celle qui charge dans les avions des paquets humains en les étouffant avec des coussins - moratoire sur les coussins ! -, celle qui tamponne un procès-verbal de mise en garde à vue à 22h et un certificat de décès à 6h du matin - moratoire sur les gardes-à-vue ! - etc... La spécificité du recours systématique aux tirs de flash-ball, qui ont l’avantage pour les policiers qui les utilisent de mutiler sans tuer - ce qui les exposerait à quelques tracasseries administratives et à une légère prise de retard sur leurs points retraite -, doit être prise en compte mais il faut être particulièrement obtus ou parfaitement de mauvaise foi pour soutenir que la question de la violence de la police se résume à cela. Car au fond, ma bonne dame, mon bon monsieur, tout le monde sait ce qu’elle fait la police.

Tout le monde le voit, ça crève les yeux.

Un chat sauvage de la Boissière

Par Dr Cheula - Publié dans : En exil
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 13:01
Pourquoi sommes-nous casqués ?

Les mutilations au flashball se multiplient, et la tendance générale des pratiques policières de gestion de foule est à la banalisation de l’usage des armes "non-létales". Il nous faut en prendre acte, et cela passe d’abord par la réappropriation de pratiques aujourd’hui perdues, notamment en manif.  En 68 les CAL (comités d’action lycéenne) avaient pour mot d’ordre de se munir de bâtons et de casques de mobylettes, alors que les flics de l’époque étaient sous-équipés comparés aux BAC et autres Robocop de 2009. Aujourd’hui il est nécessaire de pouvoir se défendre, ne serait-ce que pour ne pas voir se multiplier les blessés graves.

Ne pas se laisser terrifier par la violence policière, se donner les moyens de continuer à lutter, c’est déjà se prémunir des conséquences de ce genre d’attaques. Nous ne pensons pas qu’il y ait de "bon" ou de "mauvais" usage du flash-ball. Le fait est qu’ils en sont équipés, et qu’ils l’utilisent contre nous.

Nous sommes casqués car nous prenons la mesure des dangers que l'on encourt quand on manifeste notre colère dans la rue. Il nous faut être prêts à nous défendre si les flics nous attaquent.

Si la manifestation est bloquée par une barrière de flics, nous tenterons de la détourner. La banderole de queue peut se transformer en banderole de tête.

Quelques conseils juridiques:

Au cours de la manif, faisons attention à ceux qui nous entourent.
Si quelqu'un se fait arrêter, prévenir au  06 15 69 42 68.

Les flics peuvent nous arrêter et nous placer en garde-à-vue. Un contrôle d'identité peut durer jusqu'à 4 heures. Une garde à vue, 48 heures. On a toujours le droit de ne rien déclarer, de ne répondre à aucune question. Il est préférable de ne rien dire car tout ce qu'on dit, même des choses anodines, pourront être retenues contre nous ou des copains. Il vaut mieux demander à voir un avocat, un médecin et à prévenir quelqu'un. Il est très important de refuser le prélèvement ADN (par la salive) et la signalisation (les empreintes digitales et les photos). Tout ce système de fichage leur permet en effet de nous accuser plus facilement. En cas de comparution immédiate (lorsqu'est proposé un procès tout de suite à la fin de la garde-à-vue), il est très important de la refuser, pour avoir le temps de préparer son procès.

Si vous voulez avoir sur vous le nom et le numéro d'un avocat, demandez les nous. Il sera comme cela plus facile pour nous de  savoir où vous êtes en garde à vue et si vous sortez car nous sommes en contact avec lui.

A vos slogans !
Par Dr Cheula - Publié dans : En exil
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 01:40
Par Dr Cheula - Publié dans : En exil
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /2009 00:25
Par Dr Cheula - Publié dans : En exil
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Infos

Notre défense collective ne se construira pas en un jour.
Contre toutes les polices, organisons-nous:

Dimanche 2 août à 15h:  Assemblée au square de la Résistance, 48 avenue de la Résistance, M° Croix de Chavaux.
Auberge espagnole pour un goûter...


Pour être appellé et faire un rassemblement pour empécher l'expulsion de la Demi-Lune (autre maison occupée, 64 et 66 rue de la Demi-Lune à montreuil).
envoyez vous numéros de téléphone par mail à: laclinique93@gmail.com


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